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NOTRE SOCIETE DE CONSOMMATION ET DE CAUCHEMAR (épisode 2)

9 Novembre 2007 Publié dans #politique-société-idées

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Poursuivons la description de la bête de cauchemar qui nous tient lieu de "société" par de nouveaux extraits significatifs du "Petit traité de la décroissance sereine"(Mille et une nuits-3,5O euros) de Serge Latouche, professeur émérite d'Economie à l'université de Paris-Orsay : 

- Mettre un visage sur l'adversaire est aujourd'hui problématique, car les entités économiques, comme les firmes transnationales qui détiennent la réalité du pouvoir, sont, par nature, incapables de l'exercer directement. D'une part, Big Brother est anonyme, d'autre part, la servitude des sujets est plus volontaire que jamais, la manipulation de la publicité commerciale étant infiniments plus insidieuse que celle de la propagande politique. Comment, dans ces conditions, affronter "politiquement"la mégamachine?

- Sauver l'emploi à tout prix (...) traduit le plus souvent, consciemment ou non, un attachement viscéral à la société travailliste. Or, il ne s'agit pas de la sauver, mais d'en sortir.

- La relance par la consommation et donc par la croissance étant exclue, une réduction féroce du temps de travail imposé est une condition nécessaire pour sortir d'un modèle travailliste de croissance, mais aussi pour assurer à tous un emploi satisfaisant afin de réaliser (pour la France) la réduction des 2/3 de notre consommation des ressources naturelles.

- Cette reconquête du temps "libre" est une condition nécessaire de la décolonisation de l'imaginaire (=bases imaginaires de la société de consommation que sont le progrès, la science et la technique). Elle concerne les ouvriers et les salariés autant que les cadres stressés, les patrons harcelés par la concurrence et les professions libérales prises dans l'étau de la compulsion à la croissance. D'adversaires, ils peuvent devenir alliés dans la construction d'une société de décroissance.

A SUIVRE

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andrée 09/11/2007 20:58

Le souci avec la publicité est qu'elle crée des désirs inutiles, pas des désirs profonds de joie, de partage ou de peinture.. des désirs momentanés qui se dissolvent par eux mêmes, te laissant un peu amer mais juste le moment d'être titillé par un nouveau désir... intéressant ton article