CHIENS,CHATS,RATS AUTORISES
(Plage de Villerville - photo A.Gabriel)
(Plage de Villerville - photo A.Gabriel)
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L'OEIL SOUS LA TERRE/THRILLER PAR OLIVIER JANVIER/EDILIVRE-COUP DE COEUR "Un style maîtrisé, simple mais accessible - une intrigue intéressante mêlant le mythe et l'histoire" (éditions Critic) Selon une antique prophétie galloise, une tête de roi celte enterrée à Londres protège l'Angleterre des invasions, tant qu'elle n'a pas été exhumée. En 1941, un espion allemand obtient la preuve de l'existence de ce talisman et part à sa recherche, espérant contrer l'échec de l'invasion de la Grande-Bretagne par les Nazis... Une course au crâne haletante et sans concession, doublée d'une impossible histoire d'amour.
Lien-renseignements : link
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"Quelque part
quelque chose d'incroyable
attend d'être connu"
Carl Sagan, Physicien et scientifique de haut niveau
Voici ce qui fut proposé aux première classe le soir du 14 avril 1912 - le steward Fletcher annonçait chaque repas au son du clairon sur l'air de "The Roast Beef of Old England :
Dîner des Première Classe
Hors d'oeuvre variés - Huîtres
Consommé Olga - Crème d'Orge
Saumon Sauce Mousseline - Concombres
Filets Mignon Lili
Sauté de Poulet à la Lyonnaise
Courgettes Farcies
Agneau Sauce Menthe
Caneton Rôti aux Pommes
Selle de Boeuf garnie de Pommes de Terre
Petits Pois - Carottes à la Crème
Riz Créole et Pommes Parmentier
Punch à la Romaine
Pigeonneau rôti sur Lit de Cresson
Asperges Vinaigrette
Pâté de foie gras avec Céleris
Gâteau Waldorf
Pêches en Gelée
Eclairs au Chocolat avec Crème Vanille
Crèmes Glacées à la Française
Et voici le Thé et le Dîner... des Troisième Classe ! :
Thé : Viande Froide
Fromage - Petits Légumes Marinés
Pains Frais et Beurre
Compote de Riz et Figues
Dîner : Pain de Gruau - Biscuits - Fromage
Les passagers survivants se contredisent, mais les airs joués pendant le naufrage semblent avoir été : Londonderry Air, Songe d'automne (une valse sentimentale très populaire en Angleterre à l'époque), le ragtime "Alexander's Ragtime Band", et non le "Plus près de Toi mon Dieu du film et de la légende ! Aucun des huit musiciens de l'orchestre ne survécut ; ils jouèrent jusqu'à ce que l'inclinaison du navire ne leur permette plus de se tenir debout et furent parmi les derniers à tenter d'embarquer ; souvenons-nous d'eux, ils furent d'authentiques héros.
Ecoutez des extraits sur ce lien vers un site très complet et documenté sur le Titanic et sa fin : link
Lucien Becker est un poète lorrain né à Metz en 1912 et mort à Dieuze en 1984.
De souche paysanne, résistant, commissaire de police à Marseille puis à Paris, il fut - comme l'indiquent les titres de ses principaux recueils : La solitude est partout, Le Monde sans joie, Rien à Vivre - une sorte de desperado solitaire ne voyant que dans l'amour et les femmes un moyen d'échapper pour un instant à la mort et au néant.
Un très grand poète méconnu de notre temps, dont voici quelques échos de la voix sobre et sans complaisance :
La vie n'est pas en moi
elle est dans ce visage près de mon visage,
elle est dans ces yeux dont mes yeux
n'arriveront jamais à retenir la beauté,
elle est dans ces lèvres qui me font naître d'un baiser,
c'est la seule place chaude sur la terre... (extrait)
Après une journée perdue comme toutes les autres
à attendre dans un bureau qu'on ait gagné sa vie
on entre dans la nuit
avec la certitude qu'elle vous offrira sa rançon de femmes
(extrait)
La vie est belle
La vie est belle, belle à en crier,
A chaque carrefour, elle change de tête,
à chaque chaque baiser, elle change de bouche,
à chaque femme, elle change de seins.
Les regards sont plus beaux les uns que les autres
et chacun d'eux, s'il se lève d'un visage de femme,
est bouleversant comme la dernière jetée de soleil
sur une ville qui s'enfonce dans le soir.
Au coin des lèvres, il y a du sang
mais personne ne peut l'enlever
car il vient tout droit du coeur
rappeler que la bouche est une source de feu.
Les chambres d'hôtel sont ternes,
mais la joie des corps y brûle,
contenue entre deux peaux frémissantes,
inapaisée comme tout un été.
Les mains courent, s'assemblent, se recueillent,
étonnées, à chaque halte, de contacts
à faire frémir toute une forêt,
à faire monter la mer jusqu'à sa plus haute vague.
Mais le coeur reste indifférent
aux mots où l'amour met sa chaleur :
il ne veut pas, il ne peut pas choisir,
parce que la liberté est encore plus belle que l'amour.
(Rien à vivre - Gallimard, 1948)
***
Au-delà de mes mains refermées sur toi,
au-delà de ce baiser qui nous dénude,
au-delà du dernier mot que tu viens de dire,
il y a le désir que nous tenons vivant contre nous.
Il y a la vie des autres qui remonte de la ville
sans pouvoir aller plus loin que la porte
derrière laquelle les murs écoutent à notre place
le bruit que le coeur des hommes fait dans la rue.
Tu dépasses les herbes
de quelques hauteurs de soleil.
Je te sens à peine bien que je sois sur toi
comme sur la pointe la plus aigüe d'une montagne.
Tu es entière contre chacune de mes mains,
tu es entière sous mes paupières,
tu es entière de mes pieds à ma tête,
tu es seule entre le monde et moi.
(Plein Amour, Gallimard 1954)
VIEILLE TERRE
Peu de bleu dans tes parages
mon pays de fer de charbon noir
de cités minières
Ni hautes montagnes,
ni villages exotiques
ni plages sous tes nuages
ma vieille terre
Rien que des usines oubliées
des mines qu'on abandonne
avec autour
du gris et des sapins verts...
Pas grand'chose pour toi mon pays
comme ils disent tous
ceux d'en haut
ceux d'en bas
ceux d'Ouest et partout
Et pourtant t'as un nom qui sonne comme la mer
un nom de femme un nom rauque et doux :
Lorraine
Olivier Gabriel
(ce poème, écrit il y a une vingtaine d'années, a gardé son actualité : la Lorraine n'est pas une région qui attire, toujours aussi peu de monde pour l'apprécier...)